La BD, un question de fond et de forme

Publié le par Jean-Jacques Blain

L'Atelier d'à Côté expose à la mairie de Noyal-sur-Vilaine jusqu'au 24 mars. Le thème de cette année: "Il était une fois ... Le fond et la forme".

Nous avons demandé au groupe Bande dessinée et Illustration comment il s'était préparé à cette exposition.

Jean-Jacques et Christian sous les planches exposées à la mairie.

Le thème a-il-inspiré les membres de l'atelier BD ?
Nous ne sommes pour rien dans le choix de ce thème. Dans un premier temps, cela nous est apparu bien étrange. Et puis, à la réflexion, nous nous sommes dit que c'était du gâteau pour nous.
"Il était une fois...", c'est le leitmotiv de la narration. Et la BD, c'est de la narration en image.
"Le fond et la forme", nous ne faisons que cela en bande dessinée. Le fond, c'est le thème, voire le scénario. La forme, c'est la mise en scène et le dessin.

D'accord, mais ce type de raisonnement vous autorisait finalement à produire n'importe quoi !
Vous nous prenez pour des fainéants ! A vrai dire, on y a bien pensé... Mais, bon, on a partagé avec quatre membres du groupe l'idée suivante. Trouvons un fond commun, que chacun développera ensuite selon une forme personnelle. Après quelques cogitations, on a retenu comme thème partagé une fable de La Fontaine: Le Chartier embourbé.

Petite étude de Jean-François Miniac pour la mise en scène de l'histoire du Chartier embourbé.

Vous courriez le risque de présenter quatre clones de la même histoire.
Rien de tel que la contrainte pour exciter la créativité. C'est connu. Sans se concerter, nous avons développé des bandes dessinées vraiment différentes. Vous pouvez en juger sur pièces à l'exposition.

Concrètement.

Vous avez une bande dessinée en 2 planches, fidèle au texte de La Fontaine mais avec un dessin extrêmement expressif. C'est la version de Christian, dont vous avez un motif ci-dessous.

 

Quant à Freddy, dans un style différent et avec mise en couleur, il a remanié franchement la chute de l'histoire, que vous pouvez découvrir ci-dessous avec sa troisième et dernière planche. La morale reste cependant.

 

Jean-Jacques a fait une mise en abyme, pour utiliser un terme savant de littérature. Trois versions de l'histoire s'emboîtent. Ce qu' a compris de son aventure le chartier. Ce qui s'est passé réellement. Et la manière dont le retranscrit La Fontaine. C'est, finalement, une illustration de la fragilité des témoignages, chacun comprenant ce qu'il a envie de comprendre.

 

Pour Pascal, le quatrième larron de ce chantier à huit mains, nous laissons durer le suspens... le temps qu'il achève son œuvre.

Pascal travaillant d'arrache-pied sur le Chartier embourbé.

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